Qui je suis ?
Je m’appelle Julie, et j’ai toujours été passionnée par l’art : dessin, peinture, écriture, poésie, théâtre, chant, céramique… J’ai rencontré la pysanka par le biais d’une amie de ma grand-mère.
Cet art demande tellement de concentration qu’il me plonge dans un état presque méditatif. Il m’oblige à penser à l’envers, à contre-courant, pour obtenir l’effet escompté. Mais rien n’est jamais certain : les oeufs sont des matières premières capricieuses qui ne réagissent pas toujours aux teintures de la façon dont je l’attends… Et c’est aussi ce qui fait toute la magie de la création.

J’ai tout de suite été séduite par ce jeu entre patience et surprise, tradition et créativité. En partageant mes oeuvres, j’ai découvert l’émerveillement dans les yeux des autres. La pysanka fascine par sa finesse, sa fragilité et la richesse symbolique qu’elle porte en elle.
Je souhaite que la pysanka vous touche autant qu’elle m’émerveille, et que vous laissiez naître en vous la curiosité et la poésie qu’elle transporte.
Qu’est-ce que la pysanka ?
La pysanka est un art traditionnel ukrainien consistant à décorer des oeufs. En Ukraine et dans d’autres pays de l’Est, les familles créent ces oeufs décorés et se les offrent comme des messages porteurs de symboles, principalement à la période de Pâques.
Chaque motif a une signification !


Par exemple, un oeuf décoré d’un motif de poule était souvent offert aux jeunes mariés. La poule étant un symbole de fécondité, on leur souhaitait que leur famille s’agrandisse.
L’oeuf lui-même est l’un des plus beaux symboles : de l’inanimé… naît la vie.
De nombreuses légendes peuplent la tradition ukrainienne de la pysanka : des légendes inspirées de croyances païennes et de croyances chrétiennes.


Pour toutes ces raisons, la pysanka n’est pas qu’un simple objet décoratif, c’est un objet porteur de sens, un fragment de culture et de poésie.
Comment ça fonctionne ?
Créer une pysanka demande patience et minutie, et un brin de réflexion.
Tout d’abord, on prépare l’oeuf (de poule, d’oie ou d’autruche) en le vidant et en le nettoyant.
Ensuite, à l’aide de cire, on réserve certaines zones de la coquille avant de plonger l’oeuf en entier dans différentes teintures successives.
Au fur et à mesure du processus, l’oeuf se recouvre peu à peu de cire, recouvrant progressivement le dessin : plus on travaille, moins on voit ce que l’on fait !
Quand la fin arrive, c’est le moment magique : celui de faire fondre la cire. Cela entraine la révélation des couleurs et des motifs créés couche après couche.
Chaque oeuf est une surprise, un voyage créatif où l’on ne découvre le résultat final qu’au dernier instant.
Créer une pysanka peut demander des heures de travail, en fonction de la complexité des motifs et du nombre de teintures. Chaque oeuvre est unique.




